Le Togo a enregistré 8 129 créations d'entreprises entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, contre 6 455 sur la même période en 2025, selon les données du Centre de formalités des entreprises (CFE) (Togo First ; République Togolaise). Cette progression de 25,9 % met fin à deux années consécutives de recul des immatriculations.
Une reprise amorcée dès le premier trimestre
Le rebond ne date pas du second trimestre : au premier trimestre 2026, les créations avaient déjà progressé de 2,2 % sur un an, passant de 4 262 à 4 357 entreprises (Togo First). Le semestre confirme donc une dynamique enclenchée en début d'année plutôt qu'un sursaut isolé.
Sur les 8 129 entreprises créées, 6 481 l'ont été par des promoteurs togolais, soit près de 80 % du total, contre 1 648 par des ressortissants étrangers. L'entrepreneuriat féminin progresse également, avec 2 306 entreprises créées par des femmes, soit environ 28 % de l'ensemble des nouvelles immatriculations (Togo First ; République Togolaise).
Un rebond après deux années de recul
Ce redressement intervient après deux années de baisse : en 2025, le Togo avait enregistré 14 202 nouvelles entreprises, en recul de 4,8 % par rapport aux 14 919 immatriculations de 2024 année elle-même marquée par une baisse plus marquée de 13 % par rapport à 2023 (Togo First). Les autorités attribuent cette reprise aux réformes de simplification engagées ces dernières années : dématérialisation des procédures, réduction des délais et des coûts de création via le CFE (Togo First ; République Togolaise).
République Togolaise pose elle-même la limite de l'exercice : ces statistiques de création ne renseignent en rien sur les emplois générés. Créer une entreprise ne signifie pas recruter, et une bonne partie des nouvelles structures sont probablement des micro-entreprises individuelles ou des auto-entrepreneurs. Le nombre d'emplois réellement créés par cette dynamique reste, à ce stade, une donnée inconnue (République Togolaise).
Le chiffre de 8 129 créations est un indicateur d'élan entrepreneurial, pas une preuve de transformation économique en profondeur. Pour en mesurer la vraie portée, il faudra suivre dans la durée d'autres données : emplois générés, taux de survie des entreprises créées, accès au financement et capacité de ces jeunes structures à passer d'une existence formelle naissante à une activité durable.