La 12e édition du Forum national sur la gouvernance de l'Internet (Togo IGF) s'est tenue le vendredi 19 juin 2026 à Lomé, réunissant institutions publiques, régulateurs, secteur privé, monde académique et communauté technique autour d'un même fil rouge : comment le Togo entend gouverner l'intelligence artificielle, les données massives et sa souveraineté numérique.

Organisé par le chapitre togolais de l'Internet Society (ISOC Togo), le forum a confirmé un déplacement de l'agenda numérique national. Il ne s'agit plus seulement d'étendre la connexion à Internet, mais de maîtriser ce que cette connexion produit : données personnelles, dépendances technologiques et usages de l'IA. La 12e édition du Forum national sur la gouvernance de l'Internet (Togo IGF) s'est tenue le vendredi 19 juin 2026 à Lomé, réunissant institutions publiques, régulateurs, secteur privé, monde académique et communauté technique autour d'un même fil rouge : comment le Togo entend gouverner l'intelligence artificielle, les données massives et sa souveraineté numérique.

Un processus préparé en amont, pas un événement isolé

Le forum national n'a pas surgi de nulle part. Il a été précédé par deux temps de préparation : l'École togolaise de la gouvernance de l'Internet, le 17 juin, puis le Youth IGF Togo, le 18 juin. Selon Togo First, les recommandations issues de ces deux rencontres ont directement alimenté les débats du 19 juin.

Cette articulation en trois temps signale une volonté d'élargir le cercle des parties prenantes : la gouvernance numérique togolaise n'est plus réservée aux administrations ou aux experts techniques, elle implique désormais les jeunes, les usagers et les futurs professionnels du secteur. (Source : Togo First ; programme officiel : Togo IGF)

Les travaux ont couvert plusieurs axes : préparation stratégique à l'intelligence artificielle, gouvernance des données, confiance numérique, et souveraineté dans un contexte géopolitique mouvant. Ces thèmes recoupent des préoccupations concrètes : protection des données personnelles, cybersécurité, lutte contre la désinformation, usages responsables des outils automatisés et renforcement des compétences locales. (Source : République Togolaise)

L'Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) a apporté une dimension pratique à ces échanges. L'institution indique avoir insisté sur la culture de protection des données, l'interopérabilité sécurisée et les cadres de confiance nécessaires pour soutenir l'innovation numérique sans fragiliser les droits des citoyens. (Source : IPDCP)

Un écosystème qui cherche à se structurer

Le forum intervient dans un contexte où le Togo cherche à consolider son ambition numérique. République Togolaise rappelle à ce sujet les initiatives de formation déjà engagées en intelligence artificielle, en programmation et en anglais digital, destinées à renforcer les compétences locales face aux besoins du secteur. (Source : République Togolaise)

Le message porté par cette édition 2026 est clair : la souveraineté numérique ne se résume pas à des infrastructures. Elle repose aussi sur des compétences, des règles claires, des institutions de confiance et une capacité du Togo à peser dans les débats régionaux et internationaux qui façonneront les usages numériques de demain.

L'enjeu, désormais, est celui du suivi. Les recommandations issues du Togo IGF 2026 n'ont de valeur que si elles sont documentées et traduites en mesures concrètes : politiques publiques, programmes de formation, garde-fous réglementaires ou opportunités nouvelles pour les citoyens, les médias, les entreprises et les créateurs togolais.